Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /Juin /2006 18:57

le site de campgne de DSK vient d'ouvrir,

visitez le régulièrement!

en cliquant sur le lien de gauche "DSK 2007"

ou sur : http://www.dsk2007.net/

Par Jean Bigorre - Publié dans : dsk66
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 10:32

 

 

     
 

Présentation d'A gauche, en Europe

 

Présentation générale

Cofondée par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard, A gauche, en Europe est une association française regroupant un ensemble de personnalités qui estiment qu'un effort de refondation intellectuelle est nécessaire pour la gauche réformiste. Cet effort n'a de sens que s'il est mené avec un souci de cohérence européenne.

L'animation intellectuelle de l'association, présidée par Marisol Touraine depuis 2006 (avant par Pierre Moscovici), est confiée à un conseil d'orientation scientifique. Ce conseil est composé de personnalités européennes choisies pour leur compétence, la qualité de leur engagement et leur capacité à représenter avec légitimité les principales tendances du réformisme de gauche en Europe.

Le club A gauche, en Europe poursuit trois objectifs pour mener à bien son projet de refondation intellectuelle :

- élaborer un "corps de doctrine" pour la social-démocratie, un projet pour la France et l'Europe de demain
- permettre une participation large à la production des idées
- assurer la diffusion des idées par des publications régulières et la tenue de colloques

Considérant que le débat politique ne saurait se limiter à des cercles étroits et qu'il est essentiel que les citoyens se le réapproprient, A gauche, en Europe est un club ouvert, où chacun est invité à participer et à adhérer.


Pour vous informer vous pouvez aller sur le site d'AG2E (lien sur la colonne de gauche). Pour renforcer l'équipe des PO: michel.cavallier@gmail.com

Par michel cavallier - Publié dans : dsk66
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 10:27

 

 

Comment la gauche peut relancer la construction européenne

 

 

 

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, MASSIMO D'ALEMA, ANNA DIAMANTOPOULOU, KINGA GÖNCZ, BRUNO LIEBHABERG et DIEGO LOPEZ GARRIDO

 

 

Les Echos, 13 janvier 2006



Depuis les « non » français et néerlandais, l'Europe est en panne. Il appartient aux politiques que la crise ne soit pas délétère, mais salutaire. La relance ne sera pas assurée par des gouvernements qui, dans leur majorité, se satisfont de l'échec du Traité constitutionnel. Elle ne peut venir que de la gauche progressiste, celle qui place l'Europe au cœur de son projet politique. C'est notre responsabilité historique.

 

 

 

Tout en tenant compte de l'approbation du Traité par de nombreux Etats membres, nous avons la volonté de tirer les leçons des « non » populaires et, plus largement, du malaise grandissant face à l'Europe telle qu'elle se construit. Les citoyens européens expriment trois critiques - qui nécessitent autant de réponses.

 

 

 

Première critique : l'Europe est inefficace. Les citoyens ont le sentiment que l'Europe a échoué sur son domaine de compétences - l'économie. Ils ont raison. Depuis le milieu des années 1990, l'Union est une des zones du monde où la croissance est la plus faible. Nous sommes rattrapés par les pays émergents, décrochés par les Etats-Unis. Tant que l'Europe existante sera défaillante, les citoyens refuseront de poursuivre la construction européenne. Il y a pourtant un agenda européen pour la croissance, qui fait l'objet d'un large consensus. Il comprend un volet structurel, « le programme de Lisbonne » : assurer la transition de l'économie industrielle d'hier vers l'économie de la connaissance de demain, en investissant massivement dans l'avenir - recherche, enseignement supérieur, innovation, infrastructures. Et un volet macroéconomique : piloter la zone euro. Nous avons créé une zone économique intégrée, mais nous ne la gérons pas et, partant, nous ne valorisons pas ses potentialités.

 

 

 

L'agenda est là, mais il n'est pas appliqué, faute d'instruments. L'Europe économique est un projet inachevé. Elle est au milieu du gué et elle prend l'eau. Pour l'en sortir, nous devons la doter des compétences - législatives, budgétaires, institutionnelles - nécessaires à la mise en oeuvre de son agenda de croissance. Cela implique notamment la mise en place d'un « Conseil des ministres pour la croissance » chargé d'adopter à la majorité les lois nécessaires, une augmentation et une réorientation massives du budget de l'Union vers les priorités d'avenir, et l'institutionnalisation de l'Eurogroupe (la réunion des ministres des Finances de la zone euro) afin qu'il puisse coordonner efficacement la politique économique, notamment budgétaire et fiscale.

 

 

 

Deuxième critique : l'Europe est insuffisamment protectrice. Les citoyens sont demandeurs de protections européennes. Parce que cela correspond à leurs valeurs communes. Et parce qu'ils ont besoin des soutiens nécessaires pour réussir dans un monde globalisé, plus mouvant, plus exposé. Or ils ont le sentiment que l'Europe n'est pas un rempart face à la mondialisation - pis, qu'elle en est parfois le cheval de Troie. Cette situation n'est pas soutenable. L'Europe doit répondre aux attentes des Européens. Elle seule a la masse critique pour assurer la couverture des nouveaux risques nés de la mondialisation. C'est pourquoi le projet européen doit s'étendre à la protection des citoyens sur le plan social, environnemental et sécuritaire. Nous devons bâtir l'Europe-providence du XXIe siècle, qui émancipe et qui protège.

 

 

 

Nous formulons trois propositions prioritaires en matière sociale : un revenu minimum européen, traduisant le droit fondamental du citoyen européen à un niveau de vie minimal ; la sécurité sociale professionnelle comme premier droit social européen, garantissant les salariés contre les ruptures professionnelles provoquées par le nouveau capitalisme globalisé ; et un fonds de soutien pour la petite enfance, pour équiper tous les citoyens du « capital cognitif » nécessaire dans l'économie de la connaissance. Dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, il n'est plus concevable de prétendre lutter de manière optimale contre la criminalité organisée et la menace terroriste ou encore de gérer efficacement nos frontières extérieures, pour ne prendre que ces exemples, sans approfondissement institutionnel permettant de dépasser le cadre étriqué des prérogatives nationales. La liberté, la sécurité et les droits de nos citoyens, le concept même de citoyenneté européenne en dépendent.

 

 

 

Troisième critique : l'Europe n'a pas de légitimité démocratique. Les citoyens ont le sentiment de ne pas avoir de prise sur les décisions européennes. Ils veulent que l'Europe se fasse avec eux, pas sans eux, encore moins contre eux. L'écart entre une Union à fort contenu politique et à faible légitimité démocratique est insoutenable. Faire émerger l'Europe démocratique est un impératif catégorique. Il implique une réforme institutionnelle. Un des principaux enjeux est la transformation de la Commission en un véritable exécutif démocratique de l'Union, élu par le Parlement, issu de la majorité politique sortie des urnes et, ainsi, responsable devant les citoyens.

 

 

 

Mais les institutions ne constituent qu'un aspect. Elles s'expriment, mais les citoyens ne les entendent pas - et inversement. Il manque à l'Europe un espace démocratique animant la vie publique européenne, connectant citoyens et institutions. Quelques réformes clefs contribueraient à sa création. D'abord, placer le choix du président de la Commission au cœur des élections européennes. Celles-ci en seraient renforcées : désigner le chef du gouvernement est l'enjeu politique principal de tout scrutin législatif. Ensuite, choisir les commissaires parmi les députés européens : l'attractivité des élections européennes sur les responsables politiques en serait rehaussée. Autre réforme, réserver une fraction des sièges du Parlement européen (par exemple 20 %) à des parlementaires élus sur des listes paneuropéennes : cela stimulerait le débat européen en déconnectant l'élection de la scène nationale. Enfin, procéder à la proclamation unifiée des résultats des élections européennes - ce qui induirait une lecture européenne, et non plus nationale, du scrutin.

 

 

 

Restent les citoyens. C'est l'un des enseignements politiques majeurs de l'expérience du Traité constitutionnel : nous voulons faire l'Europe, mais il nous faut faire des Européens. L'émergence de la conscience européenne peut être facilitée par une multitude d'initiatives. Nous proposons notamment la généralisation du programme Erasmus, l'enseignement de l'histoire, des cultures et des institutions européennes dans les lycées, l'enseignement obligatoire d'une deuxième langue européenne dès l'école primaire, un soutien financier accru à la production d’œuvres culturelles européennes, la création d'un grand média audiovisuel public à vocation européenne ou encore la mise sur pied d'un forum permanent de débat sur l'Europe dans chaque Etat membre.

 

 

 

Faire de l'Europe économique un succès. Bâtir l'Europe-providence qui émancipe et qui protège. Faire émerger l'Europe démocratique. Tels sont les axes de l'initiative pour une relance de la construction européenne que nous avons élaborée dans le cadre de nos « think tanks ». Il revient maintenant au parti des socialistes européens et, au-delà, à tous les progressistes d'en faire leur priorité politique.

 

 

 

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN est député (PS) et fondateur d'A Gauche en Europe. MASSIMO D'ALEMA est ancien Premier ministre d'Italie et coprésident d'Italiani Europei. ANNA DIAMANTOPOULOU est députée en Grèce et ancien commissaire européenne. KINGA GÖNCZ est ministre de la Jeunesse, de la Famille, des Affaires sociales et de l'Egalité des chances en Hongrie. BRUNO LIEBHABERG est président de Gauche réformiste européenne en Belgique. DIEGO LOPEZ GARRIDO est député et porte-parole du groupe socialiste au Parlement en Espagne

 

 

 

Par michel cavallier - Publié dans : dsk66
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 09:45
à un an des élections présidentielles, notre pays est embourbé dans une crise sans précédent : crise de croissance, puisque notre pays ne crée pas d’emploi ; crise de confiance, qui laisse entrevoir aux jeunes, quelle que soit leur situation, un avenir plus sombre que celui de leurs parents ; crise de régime, enfin. Dans l’incroyable feuilleton médiatico-judiciaire que vit actuellement notre pays, l’incrédulité cède vite la place à la colère. A tant vouloir préparer sa sortie, le président de la République en aura oublié le pays. A trop confondre ses intérêts personnels et ses charges ministérielles, Sarkozy aura transformé le gouvernement en annexe de l’UMP ; à rêver si fort d’un destin, Villepin n’aura réussi qu’à ridiculiser l’État.
Ce serait comique si ce n’était tragique. C’est la voix de la France qui est raillée, son destin qui paraît entravé, sa crédibilité qui est aujourd’hui contestée. En Europe, d’abord, mais au-delà même. Pour donner aux jeunes espoir en leur destin, pour rendre aux Français confiance en l’avenir, notre pays a besoin demain d’un cap, d’une volonté et d’une personnalité.
Le cap, c’est celui de l’innovation et de l’imagination. La France est forte de son histoire, de ses valeurs et de la richesse de ses talents. Qui ne sent, cependant, que face à la compétition nouvelle de la Chine et de l’Inde, face à de nouveaux modes de production mais aussi de consommation, nous avons besoin d’affirmer de nouveaux principes de développement ? La force, demain, sera d’abord celle du savoir, de la connaissance, de la technologie. La France a des atouts, mais elle doit s’engager résolument dans cette mutation du XXI ème siècle.
La volonté, c’est le refus du renoncement et l’assurance de protections nouvelles. La droite explique que la compétition impose la dérégulation sociale. D’autres assurent que l’immobilisme social est la meilleure des assurances. La vérité est que, face à la mondialisation, de nouvelles protections doivent se construire, au niveau de l’Etat et des territoires, par l’éducation et la formation, par l’invention d’une nouvelle sécurité sociale.
La personnalité, c’est ce qui fait gagner, c’est ce qui rend crédible un projet. Les socialistes, tous les socialistes, défendront demain les orientations de leur Parti. Qui, pour autant, peut dire qu’une compétition présidentielle n’est que le relais des programmes partisans ? Pour nous, socialistes de toujours, réformistes convaincus, Dominique STRAUSS-KAHN est celui qui, demain, peut à la fois rassurer et entreprendre, protéger et innover, restaurer la force de la France et de la République tout en oeuvrant pour l’Europe. Le livre qu’il publie ces jours-ci, dont vous trouverez des extraits en annexe, s’appuie sur les valeurs socialistes pour tracer un chemin, proposer un pacte de confiance et affirmer une volonté.
A gauche, en Europe s’engage en faveur de la candidature de Dominique STRAUSS-KAHN. Parce qu’il veut rendre confiance aux Français. Parce qu’il a la volonté de les faire gagner.
Marisol TOURAINE
Présidente d’A Gauche, En Europe

PS : N.B. Nous vous invitons à découvrir en exclusivité les premiers extraits du livre de Dominique Strauss-Kahn, 365 jours. Journal contre le renoncement, qui sortira le 23 mai aux éditions Grasset.

Lisez également la lettre de Socialisme et Démocratie en cliquant sur le lien : http://www.socialisme-et-democratie.net/

Par Jean Bigorre - Publié dans : dsk66
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 10:18

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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 10:43
DSK a réuni ses partisans et ses comités de soutien le samedi 13 Mai à l'Assemblée Nationale. Vous pouvez visualiser ce discours "programme" qui lance sa campagne à la candidature en allant sur son blog (lien sur la colonne gauche) ou en cliquant sur le lien suivant:
 
Par michel cavallier - Publié dans : dsk66
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 21:40
" Le défi pour tout socialiste, ce n’est pas seulement la révolte contre l’injustice ; c’est de trouver les moyens de rendre la société plus juste "
SOCIALISME & DEMOCRATIE
Lettre hebdomadaire - Numéro spécial du 25 avril 2006 -- Directeur de la publication : Alain Bergounioux -- sixième année
Le bloc-note de
Jean-Christophe Cambadélis
Lettre ouverte à François Mitterrand
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre que vous ne lirez jamais et pourtant. Si je prends la plume en pensant à vous, si je trace quelques mots pour vous, ce n’est pas pour célébrer votre règne - je suis tenant du « droit d’inventaire ». Ce n’est pas par goût du spiritisme que, parait-il, vous avez. Ce n’est pas non plus pour un dialogue d’outre-tombe, le flambeau à la main, comme Chateaubriand que vous aimez bien. Encore que c’est bien de lumière dont nous avons besoin. Cette lumière qui sied au politique tellement nécessaire dans les ténèbres de l’impressionnisme dominant.
Monsieur le Président, ils sont tous devenus « raides dingues » !
Dans un pays qui a porté au deuxième tour de la présidentielle un candidat national populiste aux références racistes et aux thèses d’extrême droite, dans un pays qui a administré deux ans plus tard une magistrale fessée au gouvernement en les virant de tous les conseils régionaux, dans un pays qui a dit « non » au traité constitutionnel européen provoquant une gigantesque panne européenne, dans un pays où un Français sur trois estime l’extrême droite globalement positive, on nous dit à nouveau, sondages à l’appui, que tout est joué, que la gauche a déjà battu la droite.
En 2001, les mêmes, avec les mêmes arguments, sur les mêmes médias, sur la foi des mêmes sondages, nous disaient : «Lionel Jospin est élu, Jacques Chirac est battu, dans la gauche c’est plié». Les certitudes étaient telles qu’on oublia même le nom de Jospin sur les affiches. On délaissa les autres, on méprisa le programme. On sollicita à peine les Français... à quoi bon ?
A nouveau, une gigantesque campagne nous fait croire qu’il suffit de paraître pour l’emporter. La question démocratique française serait la consécration du féminisme par une désignation. A nouveau on dit : « il faut simplement faire autrement ». Il est même des philosophes à ce point aveuglés pour dire « être une femme est devenue plus positif en politique puisqu’on a tout essayé, que les hommes ont échoués ».
La politique des sexes à la place de la politique ! Mais qui peut croire que lors du moment décisif, la France tranchera avec ce seul critère là ?
Une femme ne peut pas être disqualifiée parce qu’elle est une femme, c’est une honte ! Mais une femme ne peut pas être qualifiée parce qu’elle est une femme, c’est un conte !
Personne ne veut voir que la gauche est toujours divisée, que le Parti Socialiste n’est toujours pas crédibilisé d’une capacité à faire autre chose, que le leadership n’est toujours pas tranché.
Personne ne veut croire que le pays qui vient de s’unir pour défaire le CPE se tourne vers la gauche et ne voit encore rien de solide, rien de tangible. Personne ne veut prendre la mesure des 36% des Français estimant que l’extrême droite est utile à ce pays.
36% de possibles, cela fait combien de probables ? Allez ! On va nous rassurer à bon compte ! Comme si 5 ans de Chirac n’avaient pas aggravées la situation. Comme si l’exaspération n’était pas à son terme. Comme si Sarkozy n’avait pas déjà préempté ce rapport là. Comme si les frères Ripolin du néo conservatisme, Le Pen, Villiers, Sarkozy n’étaient pas à l’oeuvre.
Et nos sondeurs, ces veilleurs de nuit des temps modernes parcourent nos journaux avec un « dormez bien braves gens » qui fait froid dans le dos !
L’aveuglement est à son comble, la politique est réduite à des pronostics puisés dans les sondages. Chaque jour, nos nouvelles Pythies de Delphes délivrent leurs oracles. Ils ont inventé ce dont le courant futuriste rêvait au début du 20ème siècle : « la persistance de l’instant ». Le « on peut gagner » se mute à coups de unes par un souriant « on va gagner » qui devient un démotivant « on a gagné ».
Mais victoire quel est ton nom ? Que propose t-on à la France ? Quelle est l’équation audacieuse et réaliste qui prend en compte l’exigence française d’une voix précisément française dans la mondialisation ?
Avez-vous traversé la vallée de la Somme avec ses taux de chômage record ? Avez-vous remarqué au pied des terrils du Nord et du Pas-de-Calais ces Français vivant au Smic ? Avez-vous remarqué que nos banlieues sont descendues dans la rue plus de vingt jours, provoquant l’état d’urgence ? Avez-vous remarqué qu’il est impossible pour des jeunes de se loger dans nos métropoles ? Avez-vous constaté que la colère est là ? Avez-vous vu les viticulteurs en rogne ? Le chômage qui galope, les inégalités qui explosent, l’école à la peine et la justice hors d’elle-même. Les milieux populaires, que dis-je les mille lieux populaires ne vivent-ils pas un sentiment d’appauvrissement ? Pour eux l’ascenseur social n’est pas en panne ? Il marche bel et bien, il descend. A force de ne plus comprendre un système qui vous met en danger, on désire... le bouder, le rejeter, le supprimer. Le bilan de Jacques Chirac est-il si positif qu’il ait redonné confiance et vigueur à la France ? Est-on sûr que la France ne rejette pas tout le système, faute de voir en la gauche une opposition de projet, un espoir de renouveau ? Est-il juste de dire, dans nos meetings, que la France vit une crise de régime, pour conclure benoîtement qu’il suffit de la tirer vers le haut ? Est-il praticable de répondre à un peuple qui refuse la relégation : « Le débat est simple : la fin des protections ou le déclin » ?
Monsieur le Président, vous étiez animé par cet état d’esprit qui nie, cher au Général de Gaulle que vous n’aimiez pas. Vous saviez que la France n’a pas besoin de paroles dépolitisées mais de solutions étayées.
Le pays, les Français, veulent un autre chemin que celui que pratique chaotiquement l’UMP de Chirac/Sarkozy. Mais les Français veulent aussi autre chose que ce que fit en son temps la gauche.
La France voit s’achever le cycle douloureux de Jacques Chirac. La droite incertaine laisse la place à une certaine droite. Si de Villepin s’est autodétruit dans la course à la rupture via le CPE, alors Sarkozy est aujourd’hui seul en UMP. Le porte-parole du courant rupturiste sera le chef de file du renoncement.
Le renoncement, comme aime à le dire mon ami Dominique Strauss-Kahn, est à la base de la crise de ce pays. Il est la marque de fabrique de cette droite. Elle renonce à la France pour mieux glorifier le marché. Elle refuse à imaginer un chemin à notre modèle pour mieux le liquider. Elle n’a comme horizon que l’entreprise, alors que les Français veulent un pays. Elle glorifie l’individualisme consommateur alors que la France cherche un destin collectif. Elle veut destituer l’individu de son statut de sujet pour mieux le dissoudre dans un marché sans objet. Certes, les Français ont touché du doigt, par le CPE, ce qu’était la rupture annoncée. La droite est prévenue, cela ne passe pas car la rue est là. Alors il faut l’imposer par les urnes. C’est le sens de la candidature de Nicolas Sarkozy, imposer la rupture avec notre modèle par les urnes. Il y a vraisemblablement quelques forces sociales intéressées à cela... Cela mérite bien un conte pour la gauche, celui de « Blanche neige et les 7 nains ». Mais lorsque nous nous réveillerons, il sera trop tard.
Monsieur le Président, vous qui scrutiez chaque élection cantonale pour mesurer un rapport de force réel, comment ne pas voir au lendemain d’une magnifique victoire, la gauche en général et le PS en particulier devraient caracoler en tête ? Et pourtant la gauche dans son ensemble n’est pas encore là, au contraire divisée, atomisée, enfermée dans ses débats dépassés. Comment peut-on rejouer « ad nauseum » le scénario déphasé du « oui » et du « non », alors que le combat contre le CPE a réuni sans exclusive toute la gauche et au-delà dressant la ligne de partage des futurs enjeux électoraux ?
La gauche aurait son point d’équilibre entre l’immobilisme et la fuite en avant médiatico-sondagière.
Comme le dit justement Lionel Jospin qui a eu à en souffrir, elle doit s’unir pour gagner, mais comme lui répond Marie-George Buffet, sur un projet nouveau.
Les deux sont liés. L’union pour un programme durable, l’union autour de propositions audacieuses et réalistes. Une union qui n’ait pas comme but la préservation des appareils mais le souffle du changement. Il faut dépasser cette logique qui fait, à gauche, de son voisin de pallier l’adversaire principal. On peut diverger sur le chemin mais doit-on s’opposer sur l’essentiel ? Il faut défaire par les urnes, le cours néfaste que Sarkozy veut faire prendre à la France. Pour cela il faut une nouvelle génération d’idées, une nouvelle pratique politique. Le PS a débuté ce mouvement, en imposant la parité, en travaillant à la diversité. Mais il faut faire mieux.
On ne peut pas aller à la bataille face à un adversaire au dessein aussi redoutable sans se fixer l’horizon des temps nouveaux. Si le pays est rétif à la théologie de la rupture, il l’est tout autant au statu quo de l’immobilisme et du renoncement.
Le sens de l’union c’est le renouveau.
Il faut inventer, imaginer, repenser, refonder. Il faut créer le mouvement du renouveau. Il faut pour cela une vision solide, une démarche claire, un programme crédible.
Au lieu de cela, on nous parle, reparle, et reparle, à l’infini, encore et encore, de la certitude de la victoire sondagière de l’un d’entre nous. On sait que ce résultat est précisément obtenu grâce aux « suffrages » de ceux qui s’abstiennent le plus. On sait que de Villepin ne sera pas candidat mais on le met dans le jus pour obtenir le résultat. On sait que le Front national est annoncé trop bas mais voilà il s’agit d’aseptiser la présidentielle, de produire une facilité. Il s’agit de nous endormir. Il s’agit d’un substitut à travailler à une alternative et ce n’est pas innocent.
Tous les ingrédients pour un nouveau 2002 sont sur la table. Un désir dont l’objet même se dérobe pour être désiré
– une illusion collective qui s’auto alimente ;
– une certitude sondagière maintes fois démentie mais toujours confirmée ;
– Une gauche divisée qui n’existe que dans le rejet. Un programme parfait mais dont les Français ne perçoivent pas les effets.
Et pourtant près de nous, à nos portes, nous avons vu que le rejet ne suffisait pas. Berlusconi détesté par tous, rejeté par la majorité, brocardé par les médias, Berlusconi, le médiatico libéral et son empire de paillettes, Berlusconi et ses alliances délétères, n’a été battu par la gauche que de quelques voix.
Déjà, Nicolas Sarkozy l’a salué, déclarant qu’il « s’était battu comme un lion » et nous a assuré qu’il en « tirerait des enseignements ». La bataille s’annonce rude dans une conjoncture drue.
Peut-on faire comme si la question essentielle n’était pas économique et sociale ? Comme si la France n’avait pas à répondre à la crise européenne ? Comme si le monde n’était pas en proie à bien des tourments ? Comme si l’Iran ne voulait pas disposer de l’arme nucléaire ? Comme si Chirac, une fois de plus, n’était pas pour le boycott du Hamas à Bruxelles et contre au Caire ? Comme si l’Algérie n’était pas en proie à de nouveaux tourments ? Comme si la Russie de Poutine n’était pas en passe de provoquer une crise énergétique ? Comme si le prix du pétrole ne s’envolait pas ? Comme si l’Europe, en proie aux patriotismes de toutes sortes, n’allait pas dans le mur en klaxonnant ? Bref, comme si nous vivions dans le monde rêvé d’Amélie Poulain ?
Et tout cela disparaîtrait du débat lors de la présidentielle ? Peux-on aller à la bataille avec un simple « dites-moi ce que vous voulez, je verrais ce que je peux faire ! » Si la gauche n’est pas suffisamment solide, si elle n’est pas armée d’un projet, si elle n’est pas unie, elle sera balayée comme en 2002.
Le battage autour d’une victoire annoncée est un évitement, une facilité mais aussi une formidable illusion qui prépare bien des désillusions. On propose à la gauche de monter au front la fleur au fusil avec la ligne Maginot des sondages comme seule défense.
Monsieur le Président,
Vous nous disiez souvent dans un demi sourire : « il ne faut pas renoncer. Il faut avancer, avancer encore, avancer toujours ».
Alors dans toute la France, nous avancerons. On nous dit « c’est inutile », « c’est plié ». On pourrait répondre tel Cyrano : « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ». Mais nous avons l’impression de faire oeuvre utile. Nous voulons conduire le renouveau de la gauche, de la France et de l’Europe. Mais nous voulons surtout dire à la gauche : Rien n’est fait, rien n’est plié, rien n’est acquis. La gauche, si elle veut présider aux destinées du pays doit prendre son destin entre ses mains. Il n’y aura ni raccourcis, ni faux fuyant, ni faux semblant.
Il faut relever le défi, vous le fîtes par deux fois ! Vous n’êtes plus là pour leur dire, eh bien nous le dirons !
Par Jean Christophe Cambadélis - Publié dans : Divers
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 21:36
10 bonnes raisons de soutenir DSK
 
En novembre 2006, les militants socialistes choisiront leur candidat à l’élection présidentielle. Les socialistes devront choisir un homme ou une femme capable de porter leur projet et de remporter l’élection. Cet homme ou cette femme devra mener une campagne qui, à l’image des dernières campagnes en France et à l’étranger, sera très difficile face à une droite qui a fait la preuve de sa détermination absolue. Pour mener la campagne, le candidat socialiste devra incarner le projet et les valeurs socialistes, en apportant des réponses aux crises nationale et internationale qu’affronte le pays.
 
DSK est le Président de la République dont la France a besoin
 
1. DSK est l'homme du projet : il a les solutions dont la France a besoin. La France est en crise depuis trente ans. Les politiques - hormis l'embellie du début de la mandature Jospin - ont été incapables de l'en sortir. Les Français attentent une rupture : une vision nouvelle, un projet novateur pour la France de demain. DSK, c'est la rupture par le projet.
 
2. DSK est un homme d'Etat, il est fiable et inspire confiance. Il l'a prouvé comme ministre de l’industrie et comme ministre des finances. Face à la crise de confiance que traversent les Français, et qui minent notre démocratie et notre économie, DSK est l’homme qui peut faire sortir la France de l’angoisse qui la tiraille.
 
3. DSK a démontré sa capacité à représenter la France dans le monde. Cette capacité est reconnue par les autres chefs d’Etat ou anciens chefs d’Etat de gauche. Romano Prodi lui a par exemple confié en 2003 la présidence d’une table ronde sur l’avenir de l’Europe.
 
Pour approfondir : cette connaissance des enjeux européens lui a permis de proposer, en janvier 2006, un plan de relance de la construction européenne avec plusieurs autres leaders de partis de gauche européens.
 
 
DSK saura mener la campagne présidentielle
 
4. DSK est le meilleur débatteur socialiste dans les médias. Il l’a prouvé en 2002 contre Nicolas Sarkozy, qui refuse depuis lors les confrontations télévisées, puis contre Hervé Gaymard qui fut contraint peu après à la démission.
 
5. DSK saura s'appuyer sur les forces militantes du parti. DSK a démontré son attachement au parti socialiste, à ses militants et à ses élus en se rendant dans chaque fédération depuis 2 ans et en se mettant au service des candidats socialistes lors des deux élections de 2004, en participant très activement à la campagne interne puis nationale sur le référendum constitutionnel. Il a pris ses responsabilités et joué collectif lors de la campagne de préparation du congrès du congrès du Mans, pour ne pas mettre en danger la majorité et la ligne réformiste qu’elle a défendue.
 
Pour approfondir : lors du congrès, son discours (vidéo ici) fut très remarqué, dans un contexte de grande discrétion des autres présidentiables issus de la majorité.
 
DSK incarne le mieux le projet et les valeurs socialistes :
 
6. DSK a une vision : l’égalité réelle des destins. Les socialistes ne peuvent se contenter de promouvoir l’égalité formelle des droits qui ne permet plus de corriger les inégalités. Elu à Sarcelles depuis 1988, DSK a pu constater que donner les mêmes moyens à un élève de Sarcelles qu’à un élève de Neuilly ne pouvait pas suffire à donner à chacun les mêmes chances de réussir. Il a développé une vision claire des discriminations que subissent les jeunes des quartiers défavorisés, inégalités qui sont le terreau de la frustration qu’on y observe trop souvent. DSK propose une méthode : « Donner plus à ceux qui ont moins ». La concentration des moyens publics pour ceux qui ont moins de capital personnel ou familial permet d’égaliser les chances réelles de réussite. Actuellement, on ne dépense que 10% de plus pour un élève de ZEP que pour un élève hors-ZEP : il faut aller beaucoup plus loin. DSK ne croît pas à l’impuissance du pouvoir politique : « Si le fleuve ne va pas où nous voulons, nous le ferons changer de cours ».
 
Pour approfondir : cette vision a été détaillée dans une note très complète de la Fondation Jean Jaurès « Pour l’égalité réelle », ainsi que dans ses prises de position sur l’éducation.
 
7. DSK prend part au combat pour l’égalité des droits. Droit des étrangers, droits des homosexuels (autre discours ici): DSK prône l’approfondissement du combat historique du socialisme pour l’égalité des droits. Il soutient ainsi le droit de vote des étrangers aux élections locales.
 
8. DSK est le candidat de la lutte contre la précarité, de l’emploi et de la croissance. Entre 1997 et 2000, plus de deux millions d’emplois ont été créés, presque autant que dans le reste du 20ème siècle. DSK propose pour remédier à la crise économique française d’investir dans l'économie de la connaissance : recherche, enseignement supérieur, innovation, mais aussi de s’adresser à la crise industrielle que traverse le pays. La gestion de la zone euro sera également réformée, avec par exemple une banque centrale intégrant des objectifs de croissance et une refonte du pacte de stabilité pour permettre les investissements d’avenir.
 
Pour approfondir : face à la droite, DSK s’est opposé à l’injustice et à l’inefficacité des propositions économiques de Nicolas Sarkozy, lorsque ce dernier était Ministre des finances. Il a également fait des propositions pour lutter contre la précarisation dans le logement en interdisant les ventes à la découpe.
 
9. DSK est le candidat de la rénovation du modèle social français. Les Français ne demandent ni la rupture libérale revendiquée par Nicolas Sarkozy, ni l’immobilisme. Il ne s’agit pas de retarder l’érosion des droits sociaux mais de combattre la précarité en créant de nouveaux droits avec une sécurité sociale professionnelle. DSK proposera un nouveau compromis français, d’inspiration social-démocrate, à l’image, même si elle n’est pas entièrement transposable, des pays scandinaves : une protection sociale forte avec des droits et des devoirs importants, un Etat modernisé et efficace, une dette maîtrisée et une redistribution fiscale accrue.
 
10. L’engagement de DSK est résolument pro-européen et internationaliste. Il milite pour une Europe politique aujourd’hui trop libérale et trop peu démocratique. Au-delà des clivages passés, il veut rassembler les hommes et les femmes de gauche qui croient en une Europe puissante avec une défense et une diplomatie, une Europe économique avec une recherche et une politique industrielle et une Europe sociale avec un revenu minimum et des services publics. Le travail considérable de concertation européenne réalisé dans le cadre d’A gauche, en Europe a permis de réunir sur cette base de très nombreux socialistes européens et montre que cette voie est possible.
 
Pour approfondir : cette vision pro-européenne est détaillée dans les conclusions du rapport sur l’avenir de l’Europe remis à Romano Prodi, et qui a été présenté individuellement par DSK à la plupart des dirigeants européens. Cet engagement internationaliste s’est aussi traduit par des prises de position en faveur de la paix au Proche-Orient, sur la lutte à mener à l’échelle mondiale contre le Sida ou encore pour le développement et la lutte contre la pauvreté.
 
 
Par Jean BIGORRE - Publié dans : S&D
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /Mai /2006 11:30

Le Comité de soutien des P.O. en soutien à la candidature de Dominique Strauss Kahn pour l'élection présidentielle est créé. Il regroupe des militants de la Fédération 66 du PS organisé autour de "Socialisme et Démocratie" (SD) et des adhérents de l'association "A Gauche en Europe" (AG2E) créée par Michel Rocard et Dominique Strauss Kahn.

Ce blog se veut un outil de communication, d'échange, de débat. Il se veut l'espace autour duquel le réseau de soutien doit se développer. L'enjeu de la Présidentielle doit refléter les débats qui agitent notre société et  auxquels il faut apporter réponse, c'est pour cela qu'il faut organiser le débat, l'ouvrir à l'extérieur du PS. Les adhérents du PS ont la lourde responsabilité de désigner parmi eux celui ou celle qui saura répondre aux aspirations des français, il faut qu'ils fassent ce choix en référence à l'intérêt général, donc en lien avec les préoccupations des français, en réponse à leurs attentes. Il faut sortir de la confusion des idées, il faut rejeter les jeux d'appareil qui lassent tout le monde, il faut refuser les opérations de marketing médiatique qui injurient la politique.

C'est pour cela que la parole doit être libre, à l'intérieur du PS comme à l'extérieur. Notre initiative vise à organiser cette liberté d'expression.

Si vous voulez être partie prenante du choix vous pouvez adhérez au PS, vous pouvez aussi rejoindre "A Gauche en Europe" (AG2E) qui porte les espoirs de la gauche européenne pour redonner une dynamique à cette nouvelle frontière qu'est l'Europe.

Vous pouvez d'ores et déjà  engager le dialogue par le biais de ce blog. Nous vous ferons connaître prochainement une adresse où nous contacter, ainsi que des liens vers d'autres blogs ou des sites, où vous pourrez enrichir votre information, renforcer vos convictions.

Vous trouverez sur ce blog les initiatives de DSK, ses prises de position, ses réflexions.

 

                                                                                     

      

                                                                                  

Par Comité de soutien DSK 66 - Publié dans : dsk66
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